Frontière franco-suisse 1 : faire un voeu au Bief d’Etoz
Frontière… limite qui sépare deux états…
Les frontières, on les a presque oubliées avec l’Europe. Mais une est toujours présente : la frontière avec la Suisse. Sur plusieurs dizaines de kilomètres, cette frontière est matérialisée par une rivière le Doubs.

Il est un passage entre le département du Doubs et le canton suisse du Jura appelé La Goule et le Bief d’Etoz. Il vous mène du plateau de Maîche en France au Noirmont et à Saint Imier en Suisse.
A cet endroit, le Doubs creuse une vallée dont la beauté sauvage est à couper le souffle.

En 1356, un formidable tremblement de terre dont l’épicentre se trouvait à Bâle fit s’écrouler les rebords de la falaise. Des blocs énormes ont roulé dans le lit de la rivière, ces ruines offrent encore aujourd’hui une vue saisissante, surtout les années de sécheresse où il y a peu d’eau.On raconte qu’une marmite pleine d’or est restée sous les décombres des amas rocheux, elle n’a toujours pas été découverte !

Ce fameux tremblement de terre a surtout eu pour effet de modifier le cours de la rivière, créant ainsi par l’amoncellement des rochers éboulés, un passage très étroit dans lequel le Doubs pénètre en mugissant . Ce passage est celui qui prend le nom de La Goule en Suisse et de Bief d’Etoz en France.

Autrefois, grâce à la force motrice de l’eau, une activité industrielle s’y était développée, taillanderie, meunerie, scierie… L’avènement de l’électricité et la grande crue de 1910 sonnèrent le glas de ce hameau naguère florissant. Des ruines de cette industrie subsistent…

Du hameau du bief d’Etoz, il ne reste que cette chapelle dédiée à la Vierge et fondée en 1692 par Jaques Rondot. On peut y faire sonner la cloche !
Messire Rondot, monté sur un cheval fougueux, descendait le chemin qui menait de Charmauvillers au Bief d’Etoz. A mi-côte, le cheval s’emballa et Messire Rondot tomba à terre et heurta violemment un rocher. Il fit le voeu d’élever un sanctuaire dédié à la Vierge s’il en réchappait.

La petite chapelle attire encore aujourd’hui des pélerins suisses et français. A mi-chemin, les pelerins ne manquent pas de s’arrêter près de ce rocher où on aperçoit un petit amas de pierres. Ce sont des goguerres. Tout réussira à celui qui peut jeter une pierre sur cette roche et si elle y reste.

La jeune princesse d’Esterhazy, elle aussi y jeta une pierre. Elle s’était enfuie du château de son père qui ne la laissait pas épouser celui qu’elle aimait et se cachait au Bief d’Etoz. Peu de temps après avoir jeter le goguerre, son fiancé venait la rejoindre avec l’autorisation du père amadoué miraculeusement ! Légende ?
Encore aujourd’hui, les jeunes fiancées, se souvenant de la princesse, jettent une pierre à la place traditionnelle afin de savoir si elles se marieront dans l’année.

Venez vous aussi tenter votre chance au Bief d’Etoz, vous pourrez passer la frontière et boire un verre au restaurant de la Goule côté suisse. On peut aussi y manger mais nous n’avons jamais testé. Qu’y mange-t-on? Indice…

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Tres original et rafraichissant! Mon esprit est reste en promenade dans cette foret…
merci mon Dieu d’avoir exaucer tous mes voeux par l’intercession de la très sainte vierge Marie
Une promenade formidable Nath. Un endroit de rêve.
Je l´ai bien aimé.
Bises
Elisa
Belles couleurs d’automne dans cet endroit si sauvage, merci beaucoup pour ces belles photos. Le petit chaperon rouge serait-il Tristan?
Il y a de jolies légendes tout au long de la vallée du Doubs…
Oui, Fred, c’est bien Tristan, on a ressorti les doudounes et les bonnets…
Mais tu dois connaître le point de vue sur la deuxième photo, c’est celui de la Crampoulotte près du refuge du Vaudey où vous aviez dormi. Tout au fond de la vallée, les deux petites maisons, c’est la Goule. La petite ville sur le sommet, c’est Le Noirmont où travaille Fabrice.
La barre rocheuse est appelée la barre des Sommêtres, ce peut être un belle destination de randonnée, pour voir la vallée … de l’autre côté ! On peut auusi y pratiquer l’escalade.
http://alpen.sac-cas.ch/html_f/archiv/2006/200605/af_2006_05_05.pdf
j’ai bien aimé ton article le contraste entre les photos du Doubs en crue et celles presque sans eau est saisissant.
le petit lutin rouge prend pour habitude de sonner les cloches dans les chapelles.
Bisous
Ah ça ! Mais au Bief d’Etoz, on peut sonner la cloche sans risque d’ameuter tout le quartier !
Ah ben bravo. Je connais bien le coin, mais tu me le fais redécouvrir de jolie façon. Un vieux pêcheur, un jour, m’a raconté qu’il avait laissé sa pêche au frais dans le bénitier de la chapelle…
Vive le chocolat….. suisse! N’est-ce pas Nath?
Quel coquin ce pêcheur ! Non, je n’ai pas vu de truites dans le bénitier, mais un petit nid d’oiseaux caché dans un renfoncement de la chapelle…
Connais-tu le Pissoux et sa vertigineuse descente ? J’ai fait quelques fêtes mémorables à la colonie de vacances située en haute de la côte et le jeu était de descendre au Pissoux à l’aurore mais la remontée était fort pénible avec la surcharge éthylique.
Ah oui ! Je connais Le Pissoux ! Je me suis toujours demandée d’où pouvait bien venir le nom du village !
Mais je ne savais pas qu’il y avait une colonie de vacances… Je connais celle de Noël-Cerneux où j’ai moi aussi…. Hum… festoyer ! Et celle de Charquemont en bas des pistes de ski !
Ah les jolies colonies de vacances,
Merci maman, merci papa
Tous les ans, je voudrais que ça r’commence
You kaïdi aïdi aïda !!!!!!!!!!!!
Celle dont je parle est au-dessus du Barboux après la ferme des Rognon mais je connais aussi celle de Noël-Cerneux où ma fille a fait un camp avec sa chorale !