Cartes postales d’Alsace…
J’aime beaucoup l’Alsace.
C’est un territoire très typé et qui me dépayse vraiment à deux pas de chez moi.
L’Alsace est constituée de deux départements, voici de jolis souvenirs du Haut-Rhin…
J’aime l’Alsace pour…
Ses vieilles maisons à colombages…
Les villages fleuris…
Avec leurs jolies enseignes…
Ses visites incontournables… la volerie des aigles, la montagne des singes, le château du Haut koenigsbourg, le parc à cigognes et à Loutres d’Hunawihr…
Ses spécialités culinaires aux noms imprononçables : flammekueche, fleischnacka, kouglof…
Ses stars locales…
Ses vieux centres villes emplis de charme et d’histoire…
Et puis, l’Alsace ne serait pas l’Alsace sans ses bons vins ! En suivant la route des vins, j’y ai découvert de petits trésors… À vous de découvrir les vôtres.
Un reve d’Argentine avec Elisa
Bonjour Elisa. Quelle chance d’habiter l’Argentine! Mais tu es également une grande voyageuse… Parle-nous un peu de toi?
Bonjour Coralie. Parler de moi ? Voyons: tout d´abord je suis argentine et voyageuse, maman de deux belles filles, comptable et ex-entrepreneuse, photographe amateur, femme curieuse et blogueuse sur mes deux blogs, l´un en francais et l´autre en espagnol
Je crois que c´est tout !
Raconte-nous ton pays… Donne-nous 5 mots pour le décrire?
J´adore mon pays. Je suis fière d´être argentine. L´Argentine est un pays très beau et étendu. On a tous les climats et la géographie la plus variée que l´on peu imaginer.
En 5 mots, je dirais qu´on a …
Beauté, convivialité, paysages, nature et couleurs…
De l’Argentine, on connaît surtout Buenos Aires. Quelle est ta ballade type dans la ville?
J´adore Buenos Aires. J´habite à Rosario, à 300km de la grande capitale, mais ma maman était « porteña » (on dit comme ça des habitants du port de Buenos Aires…) donc j´étais très familiarisée avec la ville. Maintenant, je passe par Buenos Aires deux fois par mois.
« Ma promenade favorite » serait le matin à La Recoleta… …l´après midi à Palermo… et la nuit à l´Avenue Corrientes ou à Puerto Madero.
N´oublions les week-ends de passer par San Telmo et le quartier de La Boca!
Quelles activités faire avec des enfants?
Je recommande toutes les balades possibles aux bois de Palermo et la visite obligée au Zoo de Buenos Aires.
Comment se déplacer dans la ville?
La ville est énorme, donc on peut se déplacer en utilisant les transports publics, notamment le bues et le métro. Une fois dans un quartier, la devise est de marcher, marcher et marcher…
En lisant ton blog, on réalise que ton pays est plein de surprises: idéal pour les sports d’hiver par exemple? Il parait que la Patagonie offre également de magnifiques glaciers?
La région de la Patagonie est l´endroit parfait pour les pratiquer. J´adore San Carlos de Bariloche, San Martin de los Andes et Villa La Angostura. En autre, on a le passage presque obligé par les glaciers du sud argentin. J´aime le glacier noir du Tronador. Et en avril je pars vers le glacier Perito Moreno et Ushuaia. C´est la saison idéale pour faire la visite. En plus, Ushuaia a une attraction complémentaire. On y trouve le bout du monde, la ville la plus australe de la terre.
Mais aussi les bords de mer! Où sont les plus belles plages?
Côté plages j´aime celles du sud de la province de Buenos Aires, où l´on passe les vacances en été. Je parle de Mar del Plata, Pinamar, Ostende et Cariló , mes favorites. On y trouve kilomètres de plages, des dunes, des bois, du sport, des services hôteliers et de logement de tout genre, une offre culturelle et gastronomique très variée. C´est super.
Quelles sont les villes à visiter absolument en Argentine? Propose nous un circuit… Est-ce faisable en bus? Vaut-il mieux louer une voiture?
Ça dépend du temps et du budget, car mon pays est énorme. Si vous disposez d´un mois, vous pouvez parfaitement louer une voiture et faire le parcours. Sinon, vous devez penser à faire le tour en bus ou avion.
Je commencerais par quelques jours à Buenos Aires, une ville à ne pas manquer. Après, je continuerais vers la région Nord-Ouest, le célèbre N.O.A. argentin, ses paysages et ses couleurs incroyables. Ensuite le passage presque obligée vers les chutes d´Iguazú.
Et en fin le sud, la Patagonie, dans tous ces coins. Il faut choisir…
Et si le séjour est en été, je passerais sans doute par les plages de Pinamar ou Cariló. Je les recommande fortement.
Des amis ont envie de faire des randonnes en cheval – ou aller?
Voilà que je dois ajouter un endroit à la liste ! Córdoba et ses collines sont l´un des coins idéales pour les randonnés en cheval. Mais on peut les trouver presque partout : á la Patagonie et aux champs de la Pampa. Le cheval est l´animal « criollo » par excellence. La pratique du polo est très étendue chez nous.
Tu le sais, je suis très gourmande. Quelles plates typiques recommandes-tu?
Mon plat favori est le « asado » ou viande grillée. C´est le plat traditionnel de la cuisine argentine. Et s´il vient accompagné des « empanadas » tant mieux. Mon mari est un expert.
Il y a tant d´autres plates très bons et typiques de chaque région du pays
Les desserts sont-ils tout aussi exquis ?
Oui, sans doute. Les glaces de ma ville, Rosario, sont excellentes et artisanales. J´habite à une sorte de « capitale du glace ». Et les gâteaux et le chocolat de la région patagonique, notamment à Bariloche, sont délicieux.
Il convient d’arroser un tel repas avec un verre de bon vin! Par où commencer?
Le vin de la région de Cuyo est très célèbre. Il faudra que j´ajoute des jours en plus pour votre séjour en Argentine pour que vous puissiez faire la « route des vins », un parcours par les caves et vignobles de Mendoza, San Juan et La Rioja.
Parle-nous aussi du mate.
Ah ! Mon boisson préférée. C´est « la » boisson nationale . Je dis toujours que je commence ma journée après avoir bu mon premier mate. Il faut bien respecter tout le rituel de sa préparation, la quantité juste de yerba mate, le choix du mate même, la manière de mouiller la yerba avant commencer l´infusion, l´emplacement de la «bombilla», pas à pas.
Fais-nous rêver – quelles sont les plus belles festivités de l’année?
Chaque région a sa fête. Chez moi, le fleuve Paraná et sa côte sont l´endroit favori pour les concerts et les fêtes. On a la caravane des bateaux et des feux d´artifice du nouvel an, les chœurs de Noël, les concerts en plein air et les défilés devant le fabuleux Monument au Drapeau Nationale.
Et pour nommer seulement d´autres, on a la fête de la neige à San Carlos de Bariloche en juin, le festival internationale du cinéma à Mar del Plata au mois de novembre, la fête de la vendange à Mendoza en mars, la fête de la fleur à Escobar au mois de septembre et les carnavals de Gualeguaychú en février.
Comment fête t-on Noël? Y a t-il un repas particulier?
N´oublions que c´est en plein été le Noël, donc ce sont des journées très fatigantes. C´est une occasion pour se rencontrer avec la famille et les meilleurs amis. La fête a ses détails originaux, ses saveurs et ses ingrédients. La cuisine de Noël est fraîche. Les protagonistes de la table sont la dinde, le cochon et le poulet, farcis ou non. Les compléments principaux sont les salades (la plus fameuse est la « salade russe ») et le vitel tonné. On prépare aussi le « pionono », de la pâte légère et plaine, roulée et farci de piment, fromage, jambon, cœurs de palmier et mayonnaise. On présent aussi des quiches variées. Et, bien sûr, tout s´accompagne des très bons vins argentins.
Comment prévoir son voyage, dis-moi? Quelle époque de l’année est la plus agréable?
Si on aime faire du sports d´hiver, la meilleure époque c´est le mois d´août, avec la saison bien installée. En autre, dans cette époque il est possible visiter les chutes avec des températures agréables. Pour la plage dès novembre jusqu´au mars c´est parfait. Pour les glaciers, les mois de mars et d´avril. En fait, je pense qu´on peut visiter l´Argentine pendant toute l´année. Chaque région a sa saison.
La vie est-elle chère?
Vivre à Buenos Aires est très chère. Le budget est bien différent par rapport à ma ville par exemple. Mais on y trouve des endroits excellents pour bien profiter…
Peut-on se débrouiller si on ne parle que français et anglais ?
Oui, bien sûr. Tout le monde parle assez bien l´anglais. Au contraire, il y a peu de monde qui parle le français. Mais les argentins son gentils et aimables avec les touristes, donc on n´a pas de problèmes pour se débrouiller parfaitement partout.
Que ramener d’Argentine pour épater ses amis ?
Les vêtements en cuir, les chaussures et les sacs sont excellents et très bon marché pour vous.
Elisa, tu es une ambassadrice d’Argentine extraordinaire!
Un ange passe à la Sainte Chapelle.
Berceau de la capitale, l’Ile de la Cité a hérité du Moyen-âge plusieurs monuments magnifiques dont Notre Dame, la Sainte Chapelle et la Conciergerie. La Sainte Chapelle est considérée encore aujourd’hui comme un des chef-d’oeuvres de l’architecture gothique.
En 1237, Saint Louis achète aux Vénitiens la Sainte Couronne d’épines mise en gage par Baudoin II, empereur de Constantinople. Puis Baudouin vendra au roi d’autres reliques dont une partie de la vraie croix. Louis IX décide alors la construction d’un monument digne de les recevoir. Le roi fait édifier une somptueuse chapelle en l’espace de 5 ans dans l’enceinte de son palais. Conçue comme une immense châsse, la Sainte Chapelle n’est pas seulement un acte religieux de la part du roi. C’est aussi un acte politique, il s’affirme ainsi comme un des chefs de la chrétienté.
La Sainte Chapelle est composée de deux parties.
La chapelle basse, dédiée à la vierge était réservée aux familiers. Véritable socle de l’édifice, elle est basse de plafond et plutôt sombre.
Elle comporte une statue de St Louis.
La chapelle haute était réservée au roi et à ses proches et contenait les reliques. On a tout de suite une impression de légèreté,Des vitraux de 15 mètres semblent soutenir la voûte céleste… Tous les murs ont quasiment disparus, tout n’est plus qu’or et lumière…
Douze statues des apôtres sont adossés aux piliers recevant les retombées des ogives et des arcs-boutants.
Il ne faudra pas moins de trois ateliers de maîtres-verriers pour réussir à réaliser en 5 ans ces fabuleux murs de lumière.
La rose représente l’apocalypse.
Hélas, symbole de la royauté, la Sainte Chapelle sera l’objet de nombreuses dégradations pendant la révolution. Des décors sont détruits ainsi que la flèche, la grande châsse contenant les reliques est fondue. La Chapelle haute est transformée en dépôt d’archives, des verrières sont enlevées pour être remplacées par des rayonnages.
Duban et Lassus aidés par Violet le Duc se chargent de la restauration de l’édifice de 1837 à 1857. On leur doit le riche décor polychrome.
J’aime bien tous les petits anges…
Comme tout le monde, on s’assoit, on s’émerveille et on finit par avoir un torticolis !
Deux ou trois petits conseils avant la visite :
- Pensez à prendre des jumelles pour mieux voir les vitraux de la chapelle haute.
- Allez-y seulement un jour de beau temps.
- Achetez un billet jumelé avec la conciergerie : 10 €, la Sainte Chapelle seule coûte 8€.
- Tous les jours, à 11 h et à 15 h, on vous propose une visite guidée d’1h15 sans réservation.
Les reliques de la Sainte-Chapelle sont aujourd’hui conservées au Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Un autre monument incontournable de Paris.
Shakespeariance
Pour changer de nos perpetuelles promenades a Oxford ou Bath, nous decidons de partir a la decouverte de la ville de Shakespeare, Stratford-upon-Avon.
Evidemment au programme: du Shakespeare, du Shakespeare, du Shakespeare…La maison ou il a vu le jour, celle de son epouse, l’emplacement ou il a fait construire sa demeure, celle d’un contemporain pour mieux comprendre la vie de son epoque… C’est cette semaine l’anniversaire de sa naissance/deces (le gars avait cumule les deux dans les memes dates), les theatres regorgent d’adaptation de ses pieces, affiches stylees et modernes qu’on arracherait bien de leur support pour mettre dans son salon. Meme les pubs s’y mettent.
C’est un peu l’aventure, nous avons juste eu le temps de parcourir le site web. Nous tentons donc l’option “Pur touriste” et grimpons a bord du double decker bus qui entame le tour des “Must be seen”. Le premier etage est a ciel ouvert, ideal pour admirer les knot gardens, les cours couvertes de glycine habituellement abrites des regards, les belles portes ouvragees…
Off we go, a travers les vieux quartiers de la ville puis vers la campagne toute proche. L’etroitesse de certaines route ne ralentit en rien le chauffeur: la brise devient vivifiante, et je me cramponne a mon siege, ma fille et son chapeau dans des passages proches du rodeo…
C’est la Countryside britannique dans toute sa splendeur, parsemee de maisons au toit de chaume. Le dessus est toujours sculpte de modifs ondulants le long de l’arrete. On croise parfois un couple d’oiseaux en paille, destines eloigner les vrais: ceux-ci pillent la toiture pour construire leur nid… Plus generalement, un grillage discret recouvre le tout.
Nous descendons profiter du vert tendre de la saison, du ruisseau qui serpente sous les arbres, de l’odeur d’herbe fraiche… Campagne oblige, quelques rencontres locales:
De l’autre cote de la route nous attend le cottage d’Anne Hathaway, l’epouse de William Shakespeare. Enfin cottage, c’est vite dit… Le terme designe generallement une maisonnette de campagne, mignonne en tout, grand comme un mouchoir de poche, jardin un peu fou debordant de coucleurs et d’herbes ppour la cuisine… Les parents d’Anne etaient fortunes, la demeure compte en fait 12 pieces meublees d’epoque. Si l’on fait rapidement le tour de ce musee, l’atmosphere est restee, l’odeur de cire embaume l’air, le four a pain est pret a servir… On resterait bien pour le tea time deguster des scones en profitant du jardin plantees des herbes et fleurs citees par l’auteur dans ses textes…
Plus loin, une hutte en saule etale ses feuilles, et propose, par un banc interactif, d’ecouter les sonnets de l’ecrivain. Les createurs se sont inspires de 12th night, ou Viola decrivait la force de son amour:
Le saule etait symbole de perte, de tristesse. Les amoureux eperdus, decus, trahis, abandonnes avaient l’habitude d’y epencher leur chagrin. Shakespeare egalement, dit la legende…
Somme toute, le mythe Shakespeare est un peu decevant: on suppose beaucoup. Peu de traces officielles ont survecu, plusieurs orthographes existent de son nom… On suppose la date de sa naissance (on ne connait que celle de son bapteme, la tradition voulant que ce soit 3 jours apres la naissance), on suppose qu’il est alle a la splendide ecole George VI, les debats font rage sur l’authenticite de son oeuvre (les contributiosn entre dramaturges etaient monnaie courante a l’epoque), on parle des annees 1580 “perdues” de Shakespeare entre pour lesquelles on ne dispose d’aucune trace (ou etait-il? Qu’a t-il fait?), il aurait quitte Stratford pour Londres apres avoir braconne un cerf dans une propriete de la region…
On oublie tout le long de la riviere Avon (le nom vient du Saxon “cours d’eau”). Quel bonheur d’y sejourner en peniche! Un narrowboat nous fait longer des maisons de reve, avec pont d’amarrage prive, immense pelouses, arbres centenaires, bancs ombrages par les saules, serre debordante de fleurs, modestes demeures (cottages?) d’une vingtaine de pieces… Au loin Holy Trinity Church, eglise au cimetierre tranquille plantee d’essences diverses, ou repose Shakespeare. Une fois a la retraite, il abandonne la vie londonienne pour revenir aux sources. Il achete un titre de warden (“societaire” de la paroisse) pour une petite fortune et s’investit dans la communaute. Celle-ci l’honorera en l’enterrant au sein meme de l’eglise. Un buste represente l’auteur en plein inspiration, en train de composer. A l’anniversaire de sa mort, ce week-end donc, on place une nouvelle plume d’oie dans sa main…
Romantiques, des couples ont loue une barque. La parite semble reigner ici, car c’est bien souvent la demoiselle qui rame, et le gentilhomme qui converse…
Quelques pont passent, les cygnes s’affairent autour des touristes… Stratford vient en effet du vieil Anglais strat (pensez street), la rue et ford, le croisement/pont.
Le guide designe quelques plaques sur l’une des berges. C’etait ici, au XiXeme siecle, l’emplacement de la piscine de Stratford. Oui, directement dans l’eau. Des cabines de plage retro longeait le terrain. On venait ici soigner ses rhumatismes, la region etait connue, un spa est meme cree dans une ville proche. Inconvenient, rajoute notre hote hilare: il fallait surtout eviter de boire la tasse, au risque d’attrapper un virus “The Avon tummy bug”, qui vous cloue au lit une bonne semaine…
La ville est irresistible avec ses demeures anciennes, blanches et noires. Le bois des poutres a travaille avec le temps, certaines sont penchees, comme un peu ivres. Il se degage de ces vieilles rues une nostalgie romantique, melange de XXIeme siecle, d’autres temps avec des portes sans age, le claquement de sabots de chevaux tirant une caleche…
Nous rentrons en imaginant deja d’autres promenades le long des canaux, un pique-nique, le ciel bleu a travers les branches de saule, le parfum de l’herbe fraichement ecrasee et de l’eau toute proche, les briques rouges des maisons regorgeant de soleil…
Retourner à la source en petite Sibérie
La Sibérie ? Ce n’est pas si loin ! En fait, j’y habite ! En décembre dernier, alors que la France tremblait de froid, c’est encore dans le Jura que l’on battait les records de froid avec – 28° au compteur.
Le massif du Jura est réputé pour ses records de froid. C’est le village de Mouthe qui remporte la palme du lieu habité le plus froid de France. Ce village et sa région n’usurpe pas sa réputation de petite Sibérie de France , – 28° bagatelle ! Puisqu’on y a déjà relevé – 36,5 ° en 1968, – 35 ° en 1971 et – 41 ° en janvier 1985 ! Record non homologué puisque le mercure gèle à – 39 ° ! Hé! Hé! Hé!
Mouthe fait souvent l’objet de reportages télévisés . Mais c’est aussi là que le Doubs, rivière traversant la Franche-Comté, prend sa source. Comment imaginer que de cette petite anfractuosité nait cette rivière puissante dont je parle déjà ici …
C’est dans ces sources cristallines que vit la Vouivre. La Vouivre est un animal fabuleux, mi-serpent mi-oiseau, elle vit dans les sources courant sous la mousse, les étangs, les cavernes, aime voler au-dessus des donjons en ruine. Le soir, elle se transforme en femme pour prendre un bain dans les eaux de la région. Elle doit alors enlever l’escarboucle, pierre précieuse magique qu’elle porte au front. C’est à ce moment-là seulement qu’on a des chances de s’en emparer mais gare à ces audacieux si la Vouivre les surprend !
On raconte qu’un homme de Mouthe qui n’avait peur de rien put, sur les conseils d’un sorcier, prendre l’escarboucle de la vouivre quand elle buvait au Cul-du-Bief, mais comme il ne voulut rien partager, le sorcier changea la pierre en crottin de cheval.
Marcel Aymé, qui passa son enfance dans le Jura, popularisa la légende de la Vouivre grâce à son roman paru dans les années 40, livre ensuite adapté au cinéma par Georges Wilson en 1989.
Juste au-dessus de la source, on note le bel exemple de pli jurassien : un empilement de couches calcaires qui a amorcé un mouvement de bascule à cause de la poussée des Alpes.
Depuis la source du Doubs, à gauche, un joli sentier a été aménagé pour se rendre au belvédère d’où on a une vue imprenable sur le village , son magnifique clocher comtois et les montagnes qui l’entourent.
On raconte encore que depuis ce belvédère, une autre figure locale s’est illustrée pendant la guerre de 10 ans. Claude Cart-Broumet, ardant défenseur du pays contre les envahisseurs français et Suédois, atteignait de son arquebuse les soldats suédois alors sur la place de Mouthe. Selon la légende, il en aurait tué plus de 800 ! Cet homme était surnommé la Plaque à cause de la large blessure qu’il avait reçue à la joue et qu’il masquait avec une plaque métallique.
Mouthe n’a pas que de belles légendes et un froid polaire à offrir, c’est aussi une petite station de ski familiale avec des cours proposés par l’ESF. On peut y pratiquer le ski de descente, le ski nordique, les randonnées en raquettes, la luge…
Et pour les gourmands, arrêtez-vous à la biscuiterie Vuez renommée pour ses pains d’épices et ses glaces aux parfums surprenants.
La petite Sibérie de France a son pendant en Suisse : la vallée de la Brévine où les températures extrêmes transforment les lacs en patinoires naturelles … pour notre plus grand plaisir…
Et chez vous qui apporte les cadeaux ?
Demain, c’est le 24 décembre, vous recevrez des cadeaux si vous avez été sages. Aujourd’hui, le Père Noël s’est imposé, c’est lui qui avec son traineau et ses rennes passera dans les cheminées pour gâter petits et grands.
Mais ça n’a pas toujours été le cas. Les femmes aussi ont la part belle.
En Italie du Sud, c’était la Befana, gentille veille sorcière qui apportait, à l’Epiphanie, des bonbons ou du charbon aux enfants pas sages. En Italie du nord, c’était Sainte Lucie le 13 décembre. Selon la légende, elle apportait de la nourriture à ses amis chrétiens cachés dans les catacombes.
Dans le pays de Montbéliard, c’est la Tante Arie qui gâtait les enfants, elle circulait aussi sur les terres voisines de Belfort, Blamont, Hérimont, Clerval, Porrentruy en Suisse et quelques villages dans les Franches-Montagnes.
Elle prend l’apparence d’une vieille femme au visage pourtant jeune vêtue simplement d’une jupe courte “la frileuse” et portant un bonnet à diairi, la coiffe traditionnelle à Montbéliard. Quand il fait très froid, elle s’emmitoufle dans une grande pèlerine.
Elle ne se déplace jamais sans son âne Marion qui porte des paniers remplis de friandises et de jouets. Il porte une clochette dont le tintement fait s’endormir les petits enfants qui tentaient encore de garder les yeux ouverts. Mais lorsqu’elle n’a plus besoin de lui, elle le transforme en broche pour sa cape afin d’économiser ses forces.
A leur réveil, les enfants trouvaient les cadeaux dans leurs sabots mais parfois la fée leur avait aussi laissé des bonnets d’âne ou des baguettes trempées dans du vinaigre en guise d’avertissement !
Pendant le reste de l’année, elle visitait les maisons et participait aux veillées. On appréciait sa présence mais on la redoutait aussi! Car la Tante Arie veillait à la propreté des maisons, elle récompensait les bonnes fileuses et emmêlait les quenouilles des paresseuses. Les jeunes filles qui cherchaient un mari lui offrait du gui pour qu’elle leur donne des conseils.
Pour beaucoup, Tante Arie serait la réincarnation d’Henriette de Montfaucon, comtesse de Montbéliard au XVème siècle. Femme énergique, n’hésitant pas à porter les armes, elle protégeaient ses sujets. Quand elle mourut, elle fut si regrettée que le ciel ne voulut pas qu’elle disparaisse totalement et qu’elle continue de veiller sur son pays sous le nom de Tante Arie.
On lui connait plusieurs lieux de résidence dont la grotte de la Combe Noire près de Blamont. Un circuit pédestre, baptisé circuit de la tante Arie a été aménagé pour marcher dans ses pas.
Mais surtout contentez-vous sur place d’observer l’entrée de sa grotte et ne vous y aventurez pas ! On raconte que les indiscrets y ont entendu des murmures qui les ont fait frissonner de la tête aux pieds !
Comme moi, vous pourrez voir Tante Arie au marché de Noël de Montbéliard où les lumières sont féeriques.
Elle m’a donné une papillotte, c’est que j’ai été sage ! Peut-être est-ce elle qui fait tomber la neige ces jours-ci sur la Franche-Comté en secouant les pans de sa chemise comme elle a l’habitude de le faire.
Vous pourrez aussi la voir à la fontaine d’Etobon où bien souvent elle fait boire son âne.

Si vous la croisez , chantez lui sa chanson !
Refrain
Walk like an Egyptian a Harrod’s
Difficile d’imaginer qu’Harrod’s a commence comme petite epicerie… Charles Henry Harrod’s s’installe bientot aKnightsbridge sur le site meme du grand magazin actuel. Tres vite, son fils developpe les produits proposes en magasin: pharmacie, parfums, fuits et legumes exotiques… et rachete peu a peu les batiments adjacents.
En decembre 1883, catastrophe: tout brule. Malgre tout, les commandes de Noel seront toutes livrees a temps: voila qui force l’admiration des clients, qui renouvellent leur fidelite a la marque, permettant des profits records. Un nouveau batiment est construit illico. On y installera en 1898 le premier escalator. Quelle experience pour les visiteurs! Ebranles, secoues, on leur sert un petit verre de brandy au sommet…
En 1985, les freres Fayed rachetent Harrod’s, demode, vieillot. Ils croient au commerce theatral, aux coups d’esbrouffe, a l’experience autant qu’au shopping de luxe et entreprennent de lui refaire une beaute. Saviez-vous qu’ils produisent 70% de leur electricte par leur propres generateurs? Et puisent leur eau dans leur trois puits artesiens?
Le Food Court vaut largement le detour. Le coup de theatre principal sera le hall de l’escalator, entierement remodele a la mode egyptienne afin de rappeler les origines de la famille. L’artiste devra s’inspirer des modeles du British Museum. Tant qu’a faire, certains visages de pharaons empruntent les traits de Mohammed.
Regardez plutot…



Montez jusqu’au dernier etage pour admirer un ciel zodiacal egyptien. Si vous avez de la chance, le garde vous laissera le prendre en photo… cela dependra des jours…
Au sous-sol, les touristes s’arretent devant le memorial a Diana et Dodi, se font photographier en face, lancent une piece destinee a une fondation soutenant des enfants en difficulte, essuient une larme. Devant les medaillons, une pyramide abrite la bague de fiancaille achetee la veille de leur deces… et le dernier verre bu par Diana au diner – non netoye, trace de rouge a levres inclue. Le detail etait-il vital?

Harrod’s, un autre monde…
Noël au pays des étoiles 2 : Kaysersberg
Après Bergheim et Colmar, nous poursuivons notre route au pays des étoiles à Kaysersberg.
Superbe cité médiévale, Kaysersberg est d’une grande richesse architecturale. Vous y trouverez une quinzaine de maisons du XVème siècle, une cinquantaine du XVIème et autant du XVIIème souvent datées.

Kaysersberg signifie : “Mont de l’empereur”. Ce nom a été donné vers 1227 lorsque le roi Henri VII, fils de Frédéric II , empereur du Saint-Empire Romain Germanique, acheta les droits fonciers du château. Puis la cité fut élevée au rang de ville impériale dès 1293.

D’une position stratégique, à l’entrée de la vallée de la Weiss, la ville compta plusieurs rangées de remparts dont il reste de beaux vestiges.

Le pont fortifié, unique en son genre en Alsace, enjambe la Weiss. Il comprend en son milieu un petit édifice dans lequel on enfermait les habitants qui avaient commis des délits mineurs : ne pas aller à la messe, ne pas manger du poisson un vendredi… On y était soumis pendant un court laps de temps à la risée des passants !

Autant dire que pour faire honneur à son riche passé, Kaysersberg se surpasse pour Noël. C’est mon coup de coeur ! Les fenêtres sont magnifiquement décorées.

Dans l’église St Croix, des concerts de Noël peuvent être écoutés les 4 dimanches de l’Avent. Une église magnifique avec un retable de Jean Bongart qui a été exécuté en 1518, il retrace la passion du Christ en 14 tableaux.

Autour de l’église et de l’hôtel de ville, le marché de Noël vous attend. Mais attention! Pas n’importe quel marché de Noël ! Un marché authentique sans made in china ! Que 30 artisans triés sur le volet !

Moi, j’ai craqué pour ces jolies couronnes de table ou de porte…

Votre marché fait, flânez dans les rues le nez en l’air…

De belles surprises vous attendent !

Attention, je vais vous manger !

Kaysersberg, c’est aussi le village natal de docteur Albert Schweitzer, prix nobel de la paix en 1954, qui construisit un hôpital au Gabon.

Pour lui rendre hommage, une jolie exposition sur les Noëls d’Afrique se trouve dans l’hôtel de ville.

Il est minuit docteur Schweitzer ! Il faudrait penser à rentrer! Oui, je sais ! Mais c’est à regret !

Concert de cloches à Buenos Aires
Selon le prestigieux musicien, qui fait la direction du concert, le public ne doit pas rester passif. Il a construit un itinéraire sonore, en cherchant des échos, des sons, et retentir.
L´œuvre de l´avant-garde musical cherche des couleurs et des espaces de la musique pour une « parterre mobile », qui marche, qui écoute en silence.
La fête arrive à son fin avec des feux d´artifice.
Célébration de Noël en Suède
En Suède nous associons la Noël avec la lumière des bougies. C’est une image très traditionnelle et importante. Après un automne long, obscur et très pluvieux, les maisons sont abondamment décorées par de nombreuses bougies. Dans les cuisines, les odeurs des pains récemment sortis du four se mélangent avec celui des gâteaux gingembre, avoine et sucre. Un mix très enchanteur!
Les marchés de Noël sont abondants, et il est difficile de ne pas prendre des kilos en trop avec tout ce qu´ils présentent!

L’époque de Noël commence réellement le 13 décembre quand aura lieu la « Sainte Lucie». Ce rituel est une figure ancestrale qui a la fonction d´une porteuse de lumière et d´une espérance pour l´hiver obscur. Dès le matin, le 13 décembre, des milliers de jeunes, habillées blanc et d’une couronne de bougies, avancent, style une procession dans les rues, les collèges, hôpitaux etc. Dans leur passages, et avant le levé du jour, ils invitent au café et gâteaux de gingembre et « glögg », un vin chaud.
Maintenant on peux assiter a de nombreux concerts dans des églises et salles de concerts. C´est une tradition extrêmement appréciées petit comme grand.

Les chansons se réfèrent presqu’au même sujet : « La nuit avance avec des pas lourds autour d’exploitations agricoles et de vergers. Autour de terres, que le soleil a laissées, les ombres trament. Alors dans notre maison foncée il monte avec des bougies allumées. Sainte Lumineuse, Sainte Lumineuse ».
Dans chaque maison, tout le monde possède des bougies de l´avent, qu´on alume chaque dimanche en veille de Noël. Des pyramides de l´avant sont aussi disposés dans toutes les fenêtre, au travail, dans les centre commerciaux. Les jours sont très courts et les nuits plus longues, par conséquent nous avons besoin d’utiliser de la lumière.
Maintenant il existe de la luminothérapie, au travail par exemple, pour se ressourcer de vitamines et affronter la nuit. A Stockholm, nous avons de la chance, on a quelques heures de soleil, par exemple aujourd´hui, le soleil se lêve a 8h37 et se couche a 14h40. Au nord de la Suède, à Kiruna (où se trouve le fameux hôtel de glace), ils ont 2h de soleil par jour !!
Et pour les gourmands…
Le repas typique d’un dîner de Noël est présenté avec du saumon, de la morue, boulettes de viande, paté de toutes sortes, jambon avec moutarde, harrengs. Tout cela accompagné de bière et akvevitt (eau-de-vie fine) et biensûr par du Glögg (le vin chaud aux épices). Pour le dessert, il y aura toujours des gâteaux gingembre ou safran et riz avec lait et cannelle.
Après le dîner les enfants attendent l’arrivée du « julenisse », gobelin de Noël qui dans la nuit de Noël est transformé papanoel.



























































